Qui n’a jamais vu, lors d’une dégustation, un convive proclamer « Ah, les belles jambes, c’est un grand vin ! » ? Or, les fameuses « jambes » ou « larmes » du vin sur la paroi du verre sont surtout un indicateur de viscosité, pas de qualité.
- Larmes abondantes : Elles traduisent la présence d’alcool ou de sucres résiduels, pas forcément une richesse aromatique. Un Muscat liquoreux affichera plus de larmes qu’un grand Châteauneuf-du-Pape sec !
- Vin rouge puissant : Les crus du Sud (Bandol, Cahors) laissent souvent de belles trainées sur le verre… en lien direct avec leur maturité alcoolique, guère plus.
Pourquoi persiste-t-on à y voir un critère de supériorité ? Sans doute parce qu’à l’époque où l’on connaissait mal la vinification, les grands châteaux étaient associés à des vins puissants, donc à ce genre d’effet visuel. Mais aujourd’hui, mieux vaut revenir à l’analyse : couleur, limpidité, intensité, et surtout (surtout !) le nez et la bouche.
Conseil bonus : amusez-vous avec le mythe des larmes
- Versez dans deux verres : un porto (ou un vin muté), puis un rosé léger. Faites tourner, observez, et demandez autour de vous : qui préfère quelle robe ? Surprise garantie…